Le CCRI a pour mandat de favoriser l'établissement et le maintien de relations du travail efficaces dans les installations, ouvrages, entreprises et secteurs d'activité qui relèvent de la compétence du Parlement du Canada. Il interprète et applique le Code de façon à favoriser et à encourager la pratique des libres négociations collectives et le règlement positif des différends.
Aux termes du Code, le Conseil a compétence à l'égard d'environ 800 000 employés et de leurs employeurs travaillant dans les secteurs relevant de la compétence fédérale, notamment ceux du transport interprovincial (aérien, routier et maritime), de la télédiffusion, des banques, du débardage et de la manutention du grain, certaines sociétés d'État ainsi qu'à l'égard des employés et employeurs du secteur privé au Nunavut, au Yukon et dans les Territoires du Nord‑Ouest.
D'une manière générale, la Partie I du Code canadien du travail confie au Conseil une double responsabilité qui consiste, d'une part, à octroyer, à modifier et à retirer les droits de négociation et, d'autre part, à trancher, par voie de médiation ou de décision, les plaintes de pratique déloyale de travail déposées contre les syndicats ou les employeurs qui contreviennent au Code.
En vertu de la Partie II du Code, le Conseil doit statuer sur les plaintes déposées par les employés qui disent avoir été victimes de discrimination ou punis pour avoir exercé leurs droits au chapitre de la sécurité.
S'il juge que le Code a été violé, le Conseil a le pouvoir d'ordonner la réintégration d'un employé dans ses fonctions et son dédommagement s'il y a lieu. Le Conseil peut aussi, s'il y a eu demande, ordonner à des employés de retourner au travail dans le cas d'arrêts de travail illégaux. Il est également habilité à essayer de résoudre d'autres genres de conflits qui pourraient survenir en vertu de la Partie I du Code, ou à rendre des décisions si nécessaire.